Coup d’œil sur : L’Apocalypse

L’extension Apocalypse est la dernière extension dont vous aurez besoin… à moins, bien sûr, que vous ne parveniez à empêcher la fin du monde !

Cette extension comprend 5 scénarios supplémentaires, tous les personnages et troupes dont vous aurez besoin, des cartes Intrigue, des cartes d’unité, des jetons, et tout ce qu’il vous faudra pour rejouer l’Apocalypse décrite dans le Livre des Révélations. Notez que c’est notre propre version de l’Apocalypse de Jean. Ce livre très étrange a connu de très nombreuses interprétations au cours des siècles, souvent divergentes. Nous sommes partis du texte, l’avons filtré à l’aune de l’imaginaire médiéval, puis nous en avons fait des scénarios jouables.

Les champs de bataille qui servent de cadre à ces affrontements sont ravagés par la destruction imminente du monde. Nous avons donc ajouté 12 nouvelles tuiles hexagonales imprimées recto verso, qui figurent des terrains convenant parfaitement à l’Apocalypse : champs de lave, sites gravés des pentacles, cimetières (il faut bien un endroit pour que les morts puissent se relever), et bien plus encore. Personne n’a dit que la fin du monde devait se dérouler sur des prairies verdoyantes ou des plages immaculées.

Avec plus de 80 figurines dans la boîte, de nombreuses unités et personnages nouveaux sont à découvrir. Ne perdons pas une seconde… Il est plus facile de les considérer selon leur allégeance : le Bien et le Mal. Cependant, avant de commencer, nous devons mentionner une bizarrerie : les gargouilles. Ces étranges créatures ont une apparence démoniaque, mais elles figurent sur pratiquement toutes les églises, donc leur véritable statut est ambigu. Dans le jeu, elles n’ont pas d’allégeance particulière, et on peut les retrouver dans différentes armées. Elles ne sont pas extrêmement dangereuses, mais avec une attaque de tir à portée 2, et les résultats vierges des dés jaunes transformés en « Recul », elles peuvent semer la pagaille dans les formations adverses, et avoir un impact surprenant.

Si nous commençons par la faction du Mal, nous devrions démarrer par le big boss. Et je ne parle pas du Léviathan, mais bien de l’Antéchrist. Si vous avez lu l’actu sur Le Diable à Avignon, vous connaissez déjà son pouvoir emblématique ; comme son père, l’Antéchrist peut persuader les troupes ennemies de rejoindre son camp. Cela fonctionne de la même manière, en dépensant un jeton Légende pour lancer un dé noir. Il a ainsi une chance sur deux de prendre le contrôle de troupes adjacentes. Cette restriction sur la proximité de la cible rend sa version un peu plus faible que celle du Diable, mais à peine. Cela reste un excellent moyen de complètement désorganiser l’adversaire. L’Antéchrist n’est pas aussi coriace ou doué pour la bagarre que le Diable, mais il possède de bonnes capacités de Commandement, et accorde un bonus de défense à toutes les unités qui se trouvent dans sa zone. En fait, c’est un personnage manipulateur qui utilise les autres pour exécuter ses ordres. C’est une mini-version de son père.

L’autre gros méchant de l’Apocalypse est le Léviathan. C’est une créature gigantesque, qui possède donc un tableau de bord à la place d’une carte d’unité. Il est probablement le plus simple à jouer de nos quatre créatures gigantesques, étant essentiellement un monstre de combat. Il ne vole pas, il ne crache pas de flammes… Il se contente de dévorer les gens ! Et c’est un maître dans l’utilisation des attaques gigantesques. Le Diable gagne peut-être un dé gigantesque supplémentaire, mais le Léviathan peut en relancer autant qu’il veut pour le coût vraiment minime d’un seul jeton Légende. Cela vous donne beaucoup plus de chances d’obtenir le résultat que vous souhaitez, pour tuer, mutiler, repousser ou piétiner les cibles de votre choix.

Viennent ensuite les hérauts de l’Apocalypse, les Quatre cavaliers. Ce sont de grands personnages pouvant recevoir plusieurs blessures, avec toute une gamme de règles spéciales, comme il convient à leurs différents domaines de prédilection. En général, ils sont là pour oblitérer l’humanité… La seule chose qui diffère, c’est la méthode qu’ils utilisent. Notez que les Quatre cavaliers disposent d’un niveau 2. Ils peuvent ainsi être améliorés durant une partie, ce qui les rend bien plus flexibles.

Les autres figurines du Mal comptent un personnage supplémentaire, la Sorcière du sabbat, des Dévoreurs (des démons), deux types d’hérétiques humains différents, et trois types de cavaliers morts-vivants. Ces derniers, simplement appelés les Damnés, sont peut-être la meilleure cavalerie du jeu. Ils avancent normalement de 2 zones, possèdent le trait Charge pour avancer de 2 zones et attaquer lors d’une seule activation, et lancent 2 dés rouges en attaque. En défense, ils ont un dé rouge et un dé noir, avec le trait Riposte, et annulent automatiquement un Recul obtenu contre eux. Ce ne sont vraiment pas des enfants de chœur…

Les armées du Bien ont elles aussi reçu le renfort d’une multitude de nouvelles unités puissantes. Un grand nombre d’entre elles possèdent des capacités de Commandement, ce qui donne une excellente flexibilité à l’armée du Bien. C’est très important, car elle est souvent en infériorité numérique. Être capable de se repositionner sur le champ de bataille, ou de réagir à une attaque peut vraiment faire la différence entre la victoire et la défaite.

Commençons par les plus ordinaires de ces unités décidément spéciales, les Dévots humains. Leur mission est généralement d’offrir à l’armée la possibilité d’utiliser le trait Génie, mais avoir Ralliement en fait aussi des unités très utiles, avec au moins deux fonctions importantes. Mais ne vous attendez pas à ce qu’ils triomphent des nouvelles unités du Mal. C’est le travail de quelqu’un d’autre !

L’armée du Bien peut promener sur le champ de bataille deux unités bien particulières : la Relique sacrée et l’Arche d’alliance. Elles sont puissantes et très utiles, chacune à leur manière. La Relique génère un jeton Légende et un jeton Expérience à chaque fois qu’elle est activée, ce qui est déjà excellent. Mais vous la prendrez probablement pour sa valeur de Commandement de 5/2. En pratique, une portée de 5 permet d’atteindre la majorité du champ de bataille, et presque toujours vos propres lignes. C’est donc une capacité très utile. L’Arche d’alliance, de son côté, coûte un jeton Légende à chaque tour sinon elle disparaît. La raison pour laquelle vous allez la garder est son attaque de tir à portée 2, avec 3 dés rouges. C’est assez désagréable pour l’ennemi ! La paire de dés noirs que l’Arche apporte en défense est aussi la bienvenue, et le trait Terreur 3 aidera définitivement à garder l’ennemi à distance.

Les anges ne désertent pas les êtres humains dans cette heure tragique. Nous avons inclus 3 nouvelles figurines d’ange dans la boîte. Deux d’entre eux sont des créatures de rang mineur, et ont 2 cartes différentes : l’Ange annonciateur et l’Ange destructeur.

Le premier est un commandant, qui ne possède pas d’attaque en soi. Mais il se défend bien, avec 2 dés noirs en défense, Parade et Survie, et il est difficile de s’en débarrasser. Une fois par tour, quand il est activé, il peut déplacer tous les Anges de l’armée. C’est un excellent bonus de mouvement pour les forces du Bien, bien pratique.

Son compagnon a une approche différente, avec une attaque à portée 3 qui inflige des dommages structurels aux bâtiments. Vous n’avez pas oublié Jéricho et ses remparts qui se sont effondrés ? C’était ce p’tit gars, le responsable…

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Le dernier des trois anges est Raphaël en personne (l’être céleste, pas la tortue). Dans sa première comme dans sa deuxième incarnation, c’est un guerrier coriace, qui a la capacité d’accorder le trait Charge aux autres unités, de gagner des cartes Légende ou d’acheter des ordres Réactivation. Il peut aussi encaisser 4 blessures, et possède un bon Commandement de 2/2. Un autre excellent personnage angélique…

Au sommet de la hiérarchie se trouvent les trois derniers personnages du Bien : le Triomphe, le Jugement et l’Agneau de Dieu. Ce sont tous trois de puissantes créatures du Bien, mais qui agissent de façons bien différentes. Leur seule similarité est peut-être qu’ils possèdent tous un bon Commandement, surtout le Jugement et l’Agneau. À propos de l’Agneau, c’est un pur personnage de soutien, qui n’a aucune capacité offensive. Mais en défense, il reste excellent. Sa zone et toutes les zones adjacentes gagnent un résultat Bouclier automatique sur chaque jet de défense, et si un allié succombe, l’Agneau peut dépenser un jeton Légende pour le rallier.

Le Triomphe est simplement là pour remporter des combats. En attaque comme en défense, il transforme tous les résultats vierges en résultats de son choix ; c’est une capacité extraordinaire. Il annule aussi la Riposte de ses adversaires, ce qui est tout aussi fantastique. Le Triomphe est un excellent combattant, et s’il est utilisé en conjonction avec plusieurs troupes, il peut faire basculer la bataille et permettre de remporter la victoire.

Nous avons gardé le meilleur pour la fin, le Jugement… Capable d’encaisser 12 blessures et possédant 2 dés noirs, il restera sur le champ de bataille pendant un bout de temps. C’est important, parce que vous n’aurez pas envie de perdre ses 4 dés rouges en attaque. Non seulement ils infligent une bonne quantité de dommages, mais ils lui permettent aussi de recevoir un jeton ou une carte Légende si vous obtenez un Bouclier en combattant le Mal. Ou, si vous faites confiance à la chance, vous pouvez échanger son attaque normale contre un dé d’attaque gigantesque. Vous prenez le risque d’obtenir un résultat qui ne vous arrange pas, mais il n’y a pas beaucoup de mauvais résultats sur un dé gigantesque, et si vous avez gardé votre jeton Relance…

Au final, cette boîte contient 13 nouveaux personnages et 10 nouvelles unités : tout ce qu’il faut pour vous occuper jusqu’à la fin du monde ! En parlant de la fin du monde, parlons maintenant des scénarios.

Le premier, Le Sabbat, est une sorte de prémisse à l’Apocalypse. Vous rencontrerez des anges et des démons à foison dans cet affrontement brutal, ainsi que de morts-vivants et de la très sainte Inquisition. Les sorcières du Mal tentent d’invoquer l’Antéchrist, et les armées du Bien, évidemment, pensent que ce n’est pas vraiment une bonne idée. La seule façon de les arrêter est de construire un très beau bûcher, et de les y rôtir. Mais d’abord, il faudra les capturer…

Le scénario des Quatre cavaliers de l’Apocalypse présuppose que les forces du Bien ont échoué, ou que ces sorcières n’étaient pas les seules à tenter d’invoquer l’Antéchrist. La fin du monde approche, et les Quatre cavaliers annoncent sa venue. Ils sont présents tous les quatre, et attaquent un village depuis les quatre points cardinaux. Au centre de ce maelström se tient une armée de mortels, décidée à défendre les civils du village. Les Quatre cavaliers se lancent dans leur spécialité, à savoir massacrer le plus d’êtres humains possible, tandis que les forces du Bien tentent de tenir le plus longtemps possible, en priant de toutes leurs forces. Car leurs prières peuvent faire venir un ange ou saint Patrick, qui viendra à leur aide. Si l’armée du Bien est parvenue à garder suffisamment de forces jusqu’à la fin des 7 rounds, elle gagne la partie. Mais les Quatre cavaliers sont des ennemis extrêmement dangereux, qui ne prennent jamais de repos.

Dans le troisième scénario, l’armée du Mal ne commence qu’avec deux personnages contre une petite armée qui comprend trois saints et trois anges. Cependant, ces deux personnages maléfiques sont l’Antéchrist et la Bête. Comme lors de la bataille précédente contre les Quatre cavaliers, l’armée du Bien tente de tenir le choc jusqu’à la fin de la bataille. Mais cette fois, l’armée du Mal peut transformer les forces du Bien en démons, en spectres, en pestiférés… Ses forces grandissent tandis que celles du Bien diminuent ! Même la terre peut être corrompue par ces êtres maléfiques, les hexagones normaux se transformant en pentacle, en terre brûlée ou en lave ! C’est une course désespérée contre la montre, sur les ruines d’une terre ravagée.

Le quatrième scénario se nomme Le Léviathan. Bien entendu, cette créature en est la grande vedette. Des anges et un griffon se trouvent sur la montagne de Sion, et emportent les âmes des saints vers le Paradis. Le Léviathan et son armée tentent de conquérir la montagne et d’arrêter l’armée du Bien. Le vainqueur est déterminé par le nombre de saints protégés, et les pertes subies durant ce sauvetage.

Et enfin, nous avons l’Armageddon. Cette bataille utilise pratiquement toutes les figurines de la boîte Apocalypse, et quelques autres encore. C’est l’immense bataille finale, où l’armée du Mal aligne deux créatures gigantesques (la Bête et le Léviathan), les Quatre cavaliers, l’Antéchrist, la Grande faucheuse, et bien d’autres unités. Contre eux se sont rassemblés le Jugement, des archanges, des anges, l’Agneau de Dieu, l’Arche d’alliance, Jeanne d’Arc et une armée entière de mortels. Le champ de bataille est lui aussi immense, et parsemé de zones corrompues et ravagées, où la lave s’écoule depuis les ruines de la montagne de Sion.

La bataille commence au début de la nuit, ce qui réduit la portée des tirs des nombreux archers humains, et permet aux forces du Mal de se rapprocher. Puis l’aube se lève, et la lumière aveuglante du soleil fait amoindrit la portée des tireurs maléfiques. C’est le combat à mort ultime entre le Bien et le Mal. Il n’y a pas de ralliement, pas de quartier : une unité mise hors de combat est immédiatement détruite. Des renforts se précipitent pour rejoindre la bataille finale qui fait rage… Qui régnera sur les ruines du monde ?

Apocalypse propose l’expérience ultime du combat entre le Bien et le Mal. Avec cinq scénarios et une grande diversité de personnages et de troupes, cette boîte devrait vous tenter si vous voulez mettre en scène les combats de la Fin des temps.

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